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une douleur qui me hante éternellement

une douleur qui me hante éternellement
Jamais douleur n'avais été aussi forte, jamais l'esprit humain n'avait été autant bouleversé. La mort d'une jeune fille d'à peine une petite vingtaine d'année avait finit par représenter pour moi tout ce que la vie sur cette terre avait d'abjecte. Rosette avait finit par sa grande présence de créer en moi les conditions qui créaient l'impossibilité de pouvoir imaginer même dans le scénario le plus catastrophique l'hypothèse qu'un jour même elle disparaîtrait de ma vie. Je n'avais plus que mes yeux pour pleurer, mon c½ur pour être briser, et mon âme pour subir la torture et la peine qu'aucun être ici bas de peut sûrement ni comprendre accepter. Je me plaçait dans toutes les hypothèses et j'essayait d'envisager sereinement une quelconque explication qui me ferait accepter l'inacceptable, mais je ne trouvait rien. Une seule chose me vient alors à l'esprit c'est cette parole de Martin Luther KING, « il n'y a pas grande déception s'il n'y a pas eu grand amour ». J'avais crier et dit mon amour à ma s½ur comme jamais je ne l'avais dit à un être vivant auparavant. En lui disant que je l'aimais je compris alors le sens de l'amour, la force de le dire me venait de mes tripes, et ce n'est pas ma bouche qui parlait, c'était l'ensemble de mon corps. Ce n'était plus mon cerveau qui pensait, mais la matière grise qui produisait cet effluent me venait du c½ur. Et les paroles de la vierge Marie en ce moment même me revienne à l'esprit, je la revoit encore au bas de la croix du Christ notre sauveur disant « ô chair de ma chair ». C'est maintenant que je comprends le sens de l'amour dont parlait le Christ, je n'avais jamais compris pourquoi il disait « le plus grand amour est de pouvoir donner sa vie pour ses amis ». Mais je ne pouvais pas rester aussi serein de douleur quand le caractère implacablement tragique et fatal de cette terre finissait par se résumer sur le seul destin de ma s½ur. Elle qui avait tant cru que le savoir était une cause à défendre, un trésor à rechercher. Elle bâtissait le rêve de sa vie sur des paysages de littérature et de philosophie, mais sa quête est finalement aussi vaine que celle de la pierre philosophale que les savants ne fabriquèrent jamais, elle avait briller de mille feux, son bac à la poche elle avait quand même pris avant billet du bac qui l'amenait vers l'autre rivage de l'autre vie pour ne pas voir son bac. Autre rivage d'une autre vie certes plus belle, mais ô douloureuse pour nous qui fusionnions avec elle comme on en finit pas. Son destin n'est pas comme celui de la rose de Ronsard qui disparaît en l'espace d'un matin, du matin où elle vient de produire son parfum paradisiaque, elle ma s½ur est une petite rose, une rosette à vrai dire. Elle annonce son parfum qui vous ouvre les protes du paradis, elle vous invite tous à le humer pour entrer dans ce monde de félicités, au moment même elle capte alors le paradis dans une éternité incroyable et envoûtante, vous ne la voyez plus elle est devenue éternelle. Elle ne meurt pas. Elle rejoint les étoiles, le soleil, les anges et toute la communauté du ciel.
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# Posté le lundi 17 avril 2006 09:21
Modifié le lundi 23 juillet 2007 06:41

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